Hommage à Yourcenar

L’art et la culture de la Grèce antique inspirent au peintre Delos le même amour et la même admiration que leur portait l’empereur Hadrien ; il n’est donc pas étonnant de le retrouver dans certains de ses tableaux, avec Antinoüs, son bel amant, et d’y voir Marguerite Yourcenar, auteur des  » Mémoires d’Hadrien « .

Delos a réalisé dans les années de 1990 à 2000 toute une série peintures  en lien avec l’oeuvre de Marguerite Yourcenar. Cette petite galerie remet en scène cette belle collection.

Les Mémoires d’Hadrien :

L’empereur Hadrien

Les Mémoires d’Hadrien sont une oeuvre très particulière : Marguerite Yourcenar se met à la place de l’empereur Hadrien, maître de l’Empire romain au moment de son apogée, au IIème siècle après Jésus Christ. Le sage Hadrien est au soir de sa vie : le livre commence par une lettre au jeune Marc-Aurèle, dix-sept ans, son petit-fils et successeur. Une lettre qui devient vite un prétexte pour raconter sa vie : sa jeunesse d’abord et sa lente ascension vers le pouvoir. Puis son règne avec la volonté de privilégier les émotions.

Hadrien est marié mais sa femme Sabine et lui sont des associés, pas un couple, encore moins des amants. Hadrien a bien quelques conquêtes masculines ou féminines, mais rien de bien sérieux. Et puis apparaît Antinoüs, un jeune homme enivrant dont Hadrien tombe éperdument amoureux. Passion sublime sur les routes de l’empire romain et jusqu’en Egypte.

Marguerite Yourcenar insiste sur la puissance du sentiment amoureux chez cet empereur ayant déjà plus de quarante ans, mais aussi du soucis d’immortalité par cette phrase magnifique qui  exprime tout :

Un éloge ne sied bien qu’aux morts. Vivant, la polémique nous poursuit; les justes ou injustes critiques, les justes ou injustes louanges; mais les morts ont droit à cette sorte d’intronisation dans la tombe, avant les siècles de gloire et les millénaires d’oubli.

stadrienDélos a représenté l’empereur Hadrien assis, dans la position d’un sage, le regard lointain, presque inconsolable, probablement de la perte de son amant Antinous, mais tout en restant sérieux de par son rang. Il s’est inspiré d’un buste d’Hadrien exposé au musée du Louvre dans la galerie des empereurs romains. Pour le drapé il s’est  inspiré d’un splendide dessin de Léonardo da Vinci qui est également  au musée du Louvre .

 

Antinous :

La mort d’Antinous:

La Villa Hadrien: Hadrien fit construire à Tivoli, à quelques kilomètres de Rome  une luxueuse grande et extraordinaire Villa.

Dialogue dans le marécage:  Cette pièce de théâtre s’inspire d’un fait divers du Moyen italien. Elle est inspirée du théâtre japonais où se mêlent personnages réels et apparition de personnages fantômes. C’est l’histoire d’une patricienne siennoise, Pia Tolomei, reléguée par un mari jaloux dans un château situé dans un marais malsain,  qui l’y laisse mourir.

L’oeuvre au noir:

Ce « portrait de femme à la façon de Vermeer de Delft » a été inspiré par les séjours de Delos aux Pays bas. La lumière qui vient par la fenêtre de gauche éclaire  le tapis et cette femme qui au lieu de faire de la dentelle, tresse ses cheveux avec insouciance.